• • Aiguamolls 2015, 2016... et 2017 !

    • Aiguamolls 2015, 2016... et 2017 !La sortie aux Aiguamolls de l'Emporda en Catalogne espagnole n'aura pas lieu du 15 au 22 avril mais du 8 au 15 avril 2017.

    Pour donner un aperçu de cette belle sortie voici le témoignage de Marie-Manuela Sénéchal en 2015.

    Crabier chevelu (Aiguamolls 25 avril 2016 © Jean-Luc Déniel)

     

     

    OISEAUX À LA CATALANE

    Par chance, le séjour organisé par PIE VERTE BIO 77 à la réserve naturelle des Aiguamolls de l’Empordà (immense zone humide de 4866 hectares à quelques kilomètres de Figueras, en Espagne), eut lieu du 25 avril au 2 mai 2015, juste au moment où la région parisienne dut se remémorer avec regret qu’en avril, il ne faut pas se découvrir d’un fil…et garder son parapluie à portée de main. Au-delà des Pyrénées, la météo s’est montrée nettement plus clémente, avec les 2 premiers jours mi-figue mi-raisin, un troisième jour soumis à la dure et incontournable loi de la Tramontane et le restant sous un agréable soleil. Désolée pour le bulletin météo, mais c’est important quand on est censé passer toute la journée dehors à chercher les oiseaux, je ne vous apprends rien.

    • Aiguamolls 2015, 2016... et 2017 !Dès les premiers jours, nous fîmes le plein d’oiseaux. Aux observatoires du Cortalet, nous avons pu admirer les crabiers portant leurs plus belles chevelures et dégustant les mets les plus fins, pour notre plus grand bonheur et notamment ceux qui ont la fibre photographique. L’incontournable rossignol lançait ses mélodies incessantes et envoûtantes du matin au soir, du soir au matin, de notre camping aux lieux d’observations. D’ailleurs, pour ceux qui rêvent de photographier le rossignol, c’est bien aux Aiguamolls qu’il faut aller ! Il y en a partout, tout le temps, cachés ou perchés en évidence, intimidant un congénère au sol, se contrefichant totalement de notre présence. Egalement à l’appel, pour les plus mémorables : cigognes au nid, rousserolles turdoïdes plus imposantes que leur cousine l’effarvatte, grèbes castagneux, ibis falcinelles, busards des roseaux, milans noirs, quelques sarcelles d’été, canards chipeaux et souchets et balbuzards rôdant dans le coin. Pour les hérons, nous les avons tous bien observés, sauf le butor qui ne nous a pas donné de nouvelles : outre le crabier, il y avait bien sûr les aigrettes, le héron garde-bœuf, le héron bihoreau et un spectacle offert par la Compagnie des Blongios nains, dans leurs couleurs les plus magnifiques… à quelques mètres de la station d’épuration. En vol, le noir contrastant avec le léger rosé de leurs ailes, sous l’effet de la lumière, donnait une teinte magique, furtive, mais hantant la roselière. Au lieu-dit El Matà, les limicoles étaient sur le devant de la scène : chevaliers sylvains et aboyeurs, bécasseaux de Temminck, échasses blanches au nid, râle d’eau, quelques flamands roses et vanneaux huppés, quelques combattant variés et un chevalier arlequin dans un plumage nuptial presque parfait. Ajoutez la présence heureuse de 2 glaréoles à collier chassant au sol à la manière des bergeronnettes. Du beau monde.

    Le vent violent sous le soleil du Cap de Creus nous obligea à rediriger nos observations dans les terres des Aiguamolls, au lieu-dit Vilaüt. Heureuse initiative, que nous renouvellerons plusieurs fois lors de notre séjour ! Ce paysage entre cultures, friches steppiques et zones humides nous offrit ses plus beaux oiseaux : loriots, guêpiers, rolliers, huppes, pies-grièches à tête rousse, coucou geai, quelques autres passereaux comme le cochevis huppé, la cisticole des joncs, serin cini, chardonnerets, rougequeue à front blanc, bruant proyer et jaune, pouillots, mais très peu de fauvettes, contacts auditifs compris. Nous avons aussi assisté à un défilé de rapaces : buses variables, milans noirs, busards des roseaux, circaètes, les premières bondrées, un furtif faucon hobereau, les faucons crécerellettes parmi les crécerelles, mais les faucons kobez étaient les véritables stars. Nous les avons contactés différents jours, en différents lieux (dont à 100m de notre camping), et jusqu’à 6 oiseaux -5 mâles et 1 femelle- observés ensemble sur un fil !

    Une matinée clémente, sans vent, nous mit la puce à l’oreille : opportunité à saisir pour retenter le Cap de Creus. Le peu d’oiseaux pélagiques observés n’éclipsa pas le bonheur d’observer le monticole bleu en train de chanter. Quelques observations convenables aussi du martinet pâle, de l’étourneau unicolore, une fauvette mélanocéphale qui trainait dans le coin et une ombre fantomatique d’un très fortement supposé faucon d’Eléonore. Et la talève sultane dans tout ça, me diront les connaisseurs ? L’oiseau tant attendu ne nous a montré que le bout de sa queue. Une prochaine fois peut-être se montrera-t-elle moins timide…

    Magnifique séjour donc avec des oiseaux partout, notre camping compris : rossignol (toujours lui), conure veuve, moineaux domestiques et friquets, gobemouches noirs, faucons crécerelles, crécerellettes et kobez le jour. Passage de goélands leucophées allant au dortoir. Au crépuscule, c’est le tour des oedicnèmes, du hibou petit-duc et de la chouette chevêche, sans oublier le rossignol (toujours et encore lui). De quoi emplir nos yeux, nos oreilles et nos souvenirs.

    Marie-Manuela Sénéchal

    Photo : Faucon crécerellette (Aiguamolls 25 avril 2016 © Jean-Luc Déniel) 


    Il reste des places pour profiter de cette belle sortie. Durant ce séjour, vous serez logés dans un bungalow à deux pas de la réserve. Tout est compris pour 550 € (bungalow, transport, nourriture).

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